Me revoilà plongé dans mon histoire.
Troublantes retrouvailles…
Mes personnages me boudent.
Je relis mon plan, je le déchire. Rien ne va.
Même l’écriture me navre.
Je reprends tout. L’histoire, dans l’esprit ne changera pas. Les personnages non-plus.
Mais la trame est fade et il faut lui donner du piment pour qu’elle se révèle intrigante.
Il lui faut plus de rythme aussi, un zeste d’angoisse, une atmosphère plus
épaisse. Que naisse chez le lecteur cette envie collante qui empêche de refermer
un livre.
Bon, je reprends tout de A à Z.
J’ai du boulot, mais je crois que cette longue pause va aboutir sur des
possibles que je n’avais pas envisagés…
Décidément, écrire est un long voyage habillé d’imprévu.
Ne jamais croire en ce qui parait fini.
Un manuscrit reste vivant jusqu’au bout, toujours perfectible.
Je me laisse avaler par l’inattendu.
L’ampleur du défi ne me fait pas peur.
À nous deux, clavier !




