Dans
l’écriture de mon aventure, même si je ne lâche rien, certains jours je peine. Sans
doute une question de lumière, de silence, d’odeurs indéfinies. Des personnages
qui se perdent dans le convenu, comme si ils n’avaient plus rien à dire. Alors,
dans ces moments où mes doigts flous glissent sur le clavier, ce qui devient
possible s’apparente à des murmures sans âme collés sur mon écran. Vexé, je prends
les mots comme une glaise détrempée et je les malaxe avec une rage pleine de
dégout. Ça ne change rien cet agacement sauvage, mais ça me soulage tout de
même un peu.
En fait,
je traverse une Nème période de doute où rien ne me plait. Avec un
ordinateur, au moins, je ne gaspille pas de papier. Pas de corbeille à vider. La
phase d’écriture est bien avancée cependant. Qu’ils rechignent à avancer ou pas
dans le récit, mes personnages sont embarqués pour aller jusqu’au bout de mes
envies, de mes caprices.
Avec
les beaux jours, je le sais : j'y arriverai un jour.